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Faure GNASSINGBE le chantre de la promotion féminine ?


Le Togo a fait ces dernières années un bond en avant en matière de la promotion de la femme. Jamais la nomination des femmes à des postes politiques de responsabilité ne s’est mieux portée dans le pays. Sur neuf institutions de la République, quatre ont aujourd’hui  à leur tête des femmes. Il s’agit de la CNDH, de la médiatrice de la République, du HCRRUN, de la Présidence de l’Assemblée nationale. Mieux, le Premier ministère sans oublier le secrétariat de la Présidence de la République sont également détenus par des femmes. C’est dire que les personnalités les plus puissantes de la République aujourd’hui  à part le chef de l’Etat de la République sont des femmes. Dans l’hypothèse, aujourd’hui en cas d’empêchement du président de la République ou de vacance au sommet de l’Etat, les hautes charges de la République seront  assumées par une femme. Du jamais vu dans l’histoire politique du pays. Cette promotion de la gente féminine qui fait mentir l’adage qui voudrait dire que « la femme est le sexe faible ». Au Togo, la femme a désormais un pouvoir et ceci grâce à un homme.

Cette ascension fulgurante des femmes aux postes de décision est due inévitablement à un homme. Depuis son ascension au pouvoir, le président Faure GNASSINGBE a fait de la promotion de la femme son cheval de bataille.  C’est ainsi qu’en décembre 2012 dans un discours prononcé devant le corps diplomatique, il fait une annonce presque inattendue : l’instauration de la parité homme-femme dans la présentation des candidatures à des postes électifs. Dans la foulée l’Assemblée nationale adopte l’année suivante la loi consacrant cette parité. Même s’il faut se réjouir de l’existence d’une telle loi, qui vise avant tout à amenuiser les clivages entre l’homme et la femme, le constat est qu’elle n’est pas appliquée dans les faits. Puisque les différentes élections qui se sont succédé depuis son adoption n’ont pas concrétisé cette parité homme-femme tant souhaitée. Cependant, il y a lieu de se réjouir de l’existence d’une telle loi.  Et le gouvernement dans la droite ligne de cette loi et pour favoriser les candidatures féminines aux postes électifs diminue drastiquement le montant de la caution des femmes à ces différents postes.

 DE PLUS EN PLUS PRESENTE SUR LE TERRAIN DES HOMMES

Toujours dans le sens de la promotion du genre, une direction générale de la promotion féminine a été instituée au sein du Ministère des Affaires sociales et de la promotion de la femme.

Pendant ce temps, les femmes reléguées au second plan ou contraintes à jouer le rôle de second couteau, ont vu leur  présence au sein des différents gouvernements connaitre une évolution en dent de scie. C’est ainsi qu’elles n’étaient que deux dans l’équipe gouvernementale de  Komla MALLY formée en 2007 sur 25 postes ministériels. Quelques mois plus tard, en 2008, à la suite de la formation de la première équipe de Gilbert HOUNGBO, la présence de la femme ne se limitera qu’à un poste sur 22 possibles. Il faut attendre le second gouvernement de HOUNGBO pour que la présence de la femme au sein de l’équipe gouvernementale ne soit remarquable avec  7 postes sur les 31 postes ministériels. Séléagodzi AHOOMEY-ZUNU reconduira le même chiffre dans son équipe sur les 31 postes que comptait son 1er  gouvernement. Cependant, dans son deuxième équipe le nombre de femme connaitra une légère chute à 5 sur 26 portefeuilles ministériels.

Dans le premier gouvernement KLASSOU la présence féminine a encore chuté pour se limiter à quatre. Il faut attendre la deuxième équipe pour que ce chiffre monte à six.

Sur le plan parlementaire, la sixième législature a permis pour la première fois dans l’histoire du pays de voir une femme à la tête de la Représentation nationale. Mme Djigbodji Yawa TSEGAN a été élue à la tête du parlement. Avec 15 députés femmes élues, cette législature est la deuxième à avoir plus de femme. Le record est détenu par la législature de 2013 avec 17 députés femmes alors qu’en 2007, elles n’étaient que 09. En 2002, 07 femmes ont réussi à se faire élire sur 81 députés.

A noter que c’est en 1979 dans l’histoire parlementaire du Togo que les femmes députés ont franchi le seuil symbolique de 5 députés. La première femme député du Togo fut Mme Joséphine HUNDT. Elle a été élue aux législatives de 1961 dans un parlement composé de 51 députés.

CONDAMNER A REUSSIR

Il est évident que sous  Faure GNASSINGBE la promotion féminine est une réalité. De plus en plus de femmes sont promues à des postes de responsabilité surtout politique. La jeune fille togolaise a désormais des modèles à qui elles vont s’identifier. Ceci les encourage a non seulement poursuivre les études mais encore à s’engager en politique.

C’est en cela que ces femmes à qui l’honneur est échu dans l’histoire du pays d’occuper pour la première fois ces postes de responsabilité de bien faire pour non seulement ne pas décevoir celui qui les a nommée mais encore pour maintenir la flamme de l’espoir de cette  jeunesse qui croit en  elles et les voit en modèle dans notre société où de moins en moins de modèle existe. Elles n’auront pas raison d’échouer.

Albert AGBEKO

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